L’organisation

2 avril 2010

La planification, la gestion de classe, et l’organisation sont trois éléments qui sont interdépendants: on ne peut pas avoir une bonne gestion de classe sans une bonne planification et une bonne organisation de son espace de travail.

Mon espace de travail n’est pas vraiment organisé, ce qui n’est pas le cas lorsque je passe à l’espace numérique. Dans ce cadre-là, l’objectif zéro papier est donc quelque chose qui m’intéresse fortement, d’autant plus que cela va de pair avec mon objectif de consommer moins, de diminuer mon empreinte écologique. Actuellement, au lieu de faire mes tests et mes exercices sur des feuilles de papier à distribuer aux élèves, j’écris mes phrases au tableau, et ils doivent les recopier sur leur cahier. L’inconvénient est qu’il y a moins de matière qui passe; l’avantage est que cela permet de travailler plus la calligraphie.

Je me suis rendu compte également que je fais des photocopies qui ne respectent pas les droits d’auteurs. D’une part, les élèves ont à leur disposition la collection Olé, un cahier d’activité pour la grammaire, un cahier d’exercices en mathématiques et un cahier de calligraphie. D’autre part, j’essaye de varier les activités. Étant débordé, et surement très mal organisé, je n’arrive pas à préparer mes activités comme je voudrais, je cède donc assez facilement à la tentation de faire des photocopies d’activités sous droits d’auteurs classiques, et je tombe sans me rendre compte dans l’illégalité. Dorénavant, une fois que le stage sera fini, j’apporterais une attention toute particulière à ce respect des droits d’auteurs.

Il y a d’une part ce que le ministère nous demande de faire, et il y a d’autre part ce que j’arrive à faire, et je ne peux que constater l’énorme fossé qui sépare la demande de l’offre. La conclusion est claire comme l’eau de roche : je suis incompétent. Afin d’avoir le temps de créer tout le matériel nécessaire, il y aurait deux solutions, soit ne travailler que quatre jours par semaine, soit m’isoler de la société et y passer tout mon temps libre.

La gestion de classe

27 mars 2010

La gestion classe est une de mes préoccupations principales en tant qu’enseignant en début de carrière. Je spécifie « en début de carrière », car j’ose espérer que la gestion de classe devienne plus facile en acquérant de l’expérience. En attendant, je l’avoue, cela accapare pas mal de mon énergie. Néanmoins, il est indispensable d’avoir une classe bien gérée, afin de pouvoir commencer ce que je considère comme la partie noble de notre tâche: l’enseignement. Malheureusement, avant d’arriver au noble, il faut passer par le vulgaire.

Plus le ratio:

(Énergie consacrée à l’enseignement)/(Énergie consacrée aux tâches connexes)

est grand, plus ma motivation à enseigner est forte. Il s’agit donc d’un rapport entre le noble et l’ignoble, entre le noble et le vulgaire. Il suffit de savoir ce que chacun d’entre nous considère comme ce qui est noble et ce qui ne l’est pas. L’idéal serait de maximiser l’un et de minimiser l’autre. Je me rends compte que d’un côté, il y a des défis que je veux relever, et de l’autre des boulets que je tire. La solution serait peut-être de transformer ses boulets en défis?

Personnellement ma partie noble est constituée de:

  • l’enseignement;
  • la création de matériel;
  • la mise en place de projet.

Ma partie vulgaire, mais indispensable correspond à:

  • la correction des devoirs:
  • la planification;
  • la gestion de classe.

Il y a une troisième partie, que je considère plus ignoble que vulgaire, comme demander à l’administration:

  • de débloquer un site internet;
  • d’augmenter son nombre de photocopies;
  • de pouvoir brancher son ordinateur portable sur le réseau.

Ces différents paramètres jouent sur ma motivation à être enseignant. Actuellement, ma motivation est surtout d’enseigner quelques années, afin de consolider mes quatre années de formation. Par la suite, je suis plus intéressé à monter des projets informatiques avec des enseignants qu’à enseigner directement. Je me rends compte que c’est une solution qui maximise ce que je considère comme noble et qui minimise le reste.

Et vous, quelle partie de l’enseignement avez-vous tendance à valoriser? Est-ce que vous avez également une partie noble, vulgaire, voire ignoble? Comment cela influence-t-il votre motivation?

La chose informatique

24 février 2010

Olivier S. dans sa réflexion La communication par courriel entre les enseignants et les étudiants constate que la plupart des enseignants qu’il a côtoyés « s’en tiennent au traitement de texte ou aux présentations Power Point comme moyen d’intégration des TIC dans leur enseignement ».

Les TIC, encore un de ces acronymes barbares où chacun y met un peu ce qu’il veut. À défaut de trouver une définition bien claire du ministère de l’Éducation, prenons la définition de Wikipédia. Les TIC « regroupent les techniques utilisées dans le traitement et la transmission des informations, principalement de l’informatique, de l’internet et des télécommunications. »

Voici quelques repères :

  • les années 80, c’est l’apparition du traitement de texte, de l’internet, du courriel ;
  • les années 90, c’est le téléphone cellulaire, le Flash ;
  • les années 2000, c’est les SMS, le web 2.0, le téléphone intelligent, Facebook.

Vous (mal)traitez vos textes, les jeunes s’envoient des SMS.
Vous faites vos présentations avec PowerPoint, ils les font en Flash.
Vous communiquez par courriel, ils utilisent Facebook.
Vous pensez internet, ils sont au web 2.0.

Rien ne remplacera la littérature et l’histoire pour développer l’esprit critique. Rien ne remplacera la feuille et le stylo pour développer l’écrit. Mais, en ce qui concerne les TIC, faites leur confiance, rejoignez-les là où ils sont déjà. Considérez le web non pas comme une vitrine de votre vie privée, mais comme un puissant outil professionnel, à moins que votre vie privée intéresse la terre entière; dans ce cas-là, le « World Wide Web » est la bonne place.

Stage 4, réflexion (obligatoire, sujet libre) : la liberté en éducation

20 février 2010

La liberté peut se conjuguer à toutes les sauces:

  • en Amérique du Nord, le capitalisme c’est la liberté pour certains d’exploiter les autres;
  • au Québec, « la liberté n’est pas une marque de yogourt » (Pierre Falardeau);
  • en informatique, il y a les logiciels libres, ce qui permet aux utilisateurs d’avoir le code source du logiciel et de l’adapter à la communauté, alors que certains systèmes préfèrent l’exploitation des utilisateurs;
  • en informatique, il y a aussi le format de données, qui peut soit répondre à une norme ISO, comme c’est le cas avec les documents OpenOffice.org, ou qui peut suivre un schéma propriétaire comme c’est le cas pour les .doc;
  • concernant les droits d’auteurs, soit on peut avoir un copyright classique, ce qui limite l’œuvre dans son exploitation future, soit l’auteur peut décider de mettre son œuvre sous copyleft, comme c’est le cas avec la licence Creatives Commons by-sa qui assure d’une part à l’auteur la paternité de son œuvre, mais n’entrave pas l’évolution de l’œuvre dans son exploitation possible.

Qu’en est-il en ce qui concerne l’éducation, et plus précisément la liberté des élèves, la liberté des enseignants, la liberté des établissements d’enseignement ?

Voici quelques questions :

  • concernant la liberté des élèves, je me rends compte que leur liberté est restreinte, notamment concernant leur accès internet. Le but de l’éducation, n’est-ce pas d’éduquer et d’ouvrir des portes aux élèves au lieu de les fermer ?
  • concernant la liberté des enseignants, pourquoi ne les laisse-t-on pas choisir ce qui leur semble la meilleure pédagogie ?
  • concernant les établissements, jusqu’où va leur liberté d’action ?

Les étudiants en éducation en stage ne sont pas rémunérés, et visiblement cela serait une histoire de syndicat. J’ai donc le point de vue suivant, ne pas vouloir adhérer à un syndicat tant qu’il décide de ne pas aborder les sujets suivants, qui me sont chers :

  • la rémunération des étudiants;
  • les journées pédagogiques;
  • les commissions scolaires.

J’ai donc demandé si on était obligé d’adhérer à un syndicat, si on pouvait choisir son syndicat. Et la réponse que j’ai eue est qu’il fallait aller dans le privé pour cela. Je me demande si du coup il n’y a pas plus de liberté dans le privé.

Les deux principales composantes du système éducatif dont j’ai du mal à comprendre, ce sont les commissions scolaires et les journées pédagogiques. Concernant les commissions scolaires, j’ai du mal à comprendre toute cette hiérarchie. On me dit que c’est pour avoir plus de services. Personnellement, j’ai l’impression de me heurter à un mur : soit, ce sont des sites internet qui sont bloqués, soit il faut plus d’une semaine pour avoir une réponse négative à savoir si je peux connecter mon outil de travail au réseau. Concernant, les journées pédagogiques, j’ai du mal à comprendre quel est le bénéfice que les élèves peuvent tirer d’une journée où les enseignants ont tendance de travailler plutôt individuellement qu’en coopération.

Les employés de Google ont 20% de leur temps pour travailler sur des projets qui les intéressent. Ne pourrait-on pas imaginer de même laisser plus de temps libre aux enseignants afin qu’ils participent à des projets, que les enseignants produisent du matériel disponible pour la communauté, et que chacun puisse enrichir le travail des autres?

Le masculin

4 janvier 2009

Selon le Grevisse :

  • le masculin est employé dans les circonstances où ils [les noms animés] visent aussi bien des êtres masculins que des êtres féminins, ou même, quand désignant une femme en particulier, on veut la ranger dans une catégorie où il y a des hommes aussi bien que des femmes. (§489, p. 636) ;
  • la tradition veut qu’on parte du masculin pour donner le féminin, le masculin singulier étant, pour le nom (ainsi que pour l’adjectif et le pronom), la forme indifférenciée, neutralisée, comme l’infinitif pour le verbe. (§491 p. 641).

Maurice Grevisse : : grammaire française / Maurice
Grevisse et André Goosse.
De Boeck, Bruxelles, 2007.

Grevisse-14

Plugin ODF

20 décembre 2008

Voici un module d’extension qui permet à la Suite Microsoft Office d’être interopérable (en lecture et écriture) avec les documents ODF (Open Document Format, norme ISO 26300, OpenOffice.org) en attendant que Microsoft l’implémente dans sa Suite Office.

Le plugin :
http://www.sun.com/software/star/odf_plugin/

Le format OpenDocument :
http://fr.wikipedia.org/wiki/OpenDocument

L’implémentation d’ODF dans Microsoft Office :
http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/[…]

Accord du participe passé du verbe « avoir » avec le pronom « en »

18 décembre 2008

Il ne s’accorde pas.

Exemple : Des gâteaux, j’en ai mangé deux.

Références :
http://www.langue-fr.net/d/ppasse/avoir.htm#en
http://www.etudes-litteraires.com/grammaire-accord-participe-passe.php
http://www.123cours.com/accord_participe_passe.asp

Les erreurs les plus courantes

16 juin 2008

Martine Rousseau et Olivier Houdart, correcteurs du Monde.fr et animateurs du blogue Langue sauce piquante, nous révèlent les erreurs le plus fréquemment rencontrées lors de leurs corrections : le top ten de l’erreur orthographique (1) et (2). Voyons quelles sont ces erreurs et comment réagit le correcteur grammatical d’Antidote (RX, v7).

Première erreur : l’accord de « quelque » comme un adjectif lorsqu’il a la fonction d’un adverbe. On dit « quelques mille habitants » (quelque adverbe), mais « quelques habitants » (quelque adjectif). Si l’on met un « s » dans le premier cas le message d’Antidote est : quelque, quand il est adverbe, s’écrit sans « s ».

Deuxième erreur : le conditionnel mis à la place du futur. Par exemple, on écrit « Demain, je serai absent. » (phrase au futur). Mettre un « s » à « serai » transformerait la phrase au conditionnel, ce qui n’a pas lieu d’être. Par contre, on écrit « Il a dit que demain je serais absent » (phrase au conditionnel). Pour plus d’information sur le conditionnel, je vous conseille le lien suivant : http://www.etudes-litteraires.com/conditionnel.php. Cette erreur n’est pas détectée par Antidote.

Troisième erreur : l’accord du participe passé, alors qu’il s’agit d’une construction impersonnelle sous-entendue. « Prévu » ne prend pas de « e » dans la phrase suivante « La séance a été plus courte que prévu. » Il faut comprendre « La séance a été plus courte qu’il n’a été prévu. » Antidote nous signale : dans cet emploi, prévu doit rester neutre (masculin singulier) puisqu’il découle généralement d’une construction impersonnelle sous-entendue.

Quatrième erreur : l’ajout du subjonctif après « après que ». On dit « après qu’il a neigé », alors que l’on aurait tendance de remplacer le « a » par « ait ». Le message d’Antidote est : l’emploi du mode subjonctif après la locution après que est devenu fréquent dans l’usage contemporain, mais il demeure critiqué par plusieurs grammairiens, qui préconisent l’emploi de l’indicatif (ou du conditionnel, dans certains cas).

Cinquième erreur : l’apparition d’un « t » euphonique alors que cela n’est pas la peine d’en ajouter. On ajoute un « t » dans « sera-t-il », mais pas dans « dit-elle ». Antidote nous précise : un verbe prend un «-t-» euphonique devant elle seulement s’il se termine par une autre lettre que « d » ou « t ».

Sixième erreur : l’ajout de trait d’union dans l’expression des fractions. « Trois quarts » et « deux tiers » ne prennent pas de trait d’union. Le message d’Antidote est : le trait d’union n’est pas requis ici.

Septième erreur : l’accord du verbe. Bien que traditionnellement les Français ont l’habitude de mettre le feu aux voitures, comme d’autres peuples allument les bougies de Noël, il est raisonnable d’imaginer dans l’exemple suivant que c’est le prix qui flambe et non pas les pièces détachées : « automobile : le prix des pièces détachées flambe ». Lorsqu’on met « ent » le message d’Anditote est : Flambe s’accorde en nombre avec prix.

Huitième erreur : la confusion entre « près de » qui signifie « sur le point de » et « prêt à » qui correspond à « disposé à ». Si on remplace « prêt à » par « près de » dans « je ne me sens pas prêt à vivre comme cela », Antidote ne soulignera pas la faute.

Antidote a repéré six erreurs sur huit, je serais curieux du résultat d’autres correcteurs grammaticaux.

Le café

8 mars 2008

Vidéo

Pour bien commencer ma petite journée
Et me réveiller moi j’ai pris un café
Un arabica, noir et bien corsé
J’enfile ma parka, ça y est je peux y aller

« Où est-ce que tu vas ? », me crie mon aimée
« Prenons un kawa, je viens de me lever »
Étant en avance, et un peu forcé
Je change de sens, et reprends un café

À huit heures moins le quart, faut bien avouer
Les bureaux sont vides, on pourrait s’ennuyer
Mais je reste calme, je sais m’adapter
Le temps qu’ils arrivent, j’ai le temps d’boire un café

La journée s’emballe tout le monde peut bosser
Au moins jusqu’à l’heure de la pause café
Ma secrétaire entre « Fort comme vous l’aimez »
À mince j’viens d’en prendre, mais maintenant qu’il est fait

Un repas d’affaires tout près du Sentier
Il fait un temps superbe, mais je me sens stressé
Mes collègues se marrent « Détends-toi René
Prends un bon cigare, et un p’tit café ! »

Une fois fini, mes collèges crevés appellent un taxi
Mais moi j’ai envie d’sauter!
Je fais tout Paris, et je vois un troquet
J’commande un déca, mais recafeiné

J’arrive au bureau, ma secrétaire me fait
« Vous êtes un peu en retard, je me suis inquiétée »
J’la jette par la fenêtre, elle l’avait bien cherché
T’facon faut qu’je rentre et avant un café

Attendant l’métro, je me fais agresser
Une p’tite vieille me dit « Vous avez l’heure s’il vous plaît ? »
J’lui casse la tête et j’la pousse sur le quai
Je file à la maison et j’me sers un… devinez

« Papa mon papa, en classe je suis premier ! »
P’tin mais quoi ? Tu vas arrêter d’me faire chier !
Mais qu’il est con ce gosse et en plus il s’met à chialer
J’m’enferme dans la cuisine, il reste encore du café

Ça fait quatorze jours, que je suis enfermé
J’suis seul dans ma cuisine et je bois du café
Il faudrait bien qu’je dorme, les flics vont m’chopper
Alors, je cloue les portes et j’reprends du café

Wikipédia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Oldelaf_et_Monsieur_D

Site officiel :
http://oldelafetmonsieurd.free.fr/

Expression de la sagesse populaire

25 février 2008

Parmi les compétences communicatives langagières des compétences de l’apprenant/utilisateur du cadre européen commun de référence pour les langues, une des compétences sociolinguistiques est l’expression de la sagesse populaire. De quoi s’agit-il ?

Selon le TLFi une des définitions de la sagesse correspond à la conduite selon les règles de la raison et de l’expérience, et avec un sens souvent ironique et parfois péjoratif, nous avons la sagesse des nations, un ensemble de remarques, de conseils de bon sens, qui s’expriment sous forme de proverbes, d’adages.

Selon Wikipédia, la sagesse populaire désigne parfois le « bon sens » ou la capacité à faire des choix apparemment justes, une sagesse pratique de la vie qui ne se fonde pas nécessairement sur des préceptes philosophiques ou religieux.

Comme la « sagesse des nations » avait une connotation péjorative, il a fallu créer une locution méliorative, la « sagesse populaire », mais finalement entre la nation et le peuple, la frontière est mince.

Selon le cadre européen commun de référence pour les langues (p. 94 5.2.2.3) la sagesse populaire peut s’exprimer par :
— des proverbes : un tiens vaut mieux que deux tu l’auras (une chose donnée vaut mieux que deux choses promises);
— des expressions idiomatiques : apporter de l’eau au moulin (donner des arguments dans un débat) ;
— des dictons : Noël au balcon, Pâques aux tisons (un Noël trop doux annonce un début de printemps frais) ;
— des clichés : Il faut de tout pour faire un monde…

Ces expressions sont localisées, et elles varient d’un peuple à un autre, d’une nation à une autre. Ces expressions font la richesse et la subtilité d’une langue, elles caractérisent le locuteur expérimenté. La maîtrise des expressions idiomatiques et des tournures courantes correspond au niveau le plus élevé d’une langue, soit pour le cadre européen commun de référence, le niveau C2.